C’est après plus d’un mois à procrastiner et à glander sur Internet au lieu de lire que j’ai finalement terminé la lecture de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury (traduit de l’américain par Jacques Chambron et Henri Robillot), aux éditions Denoël, 1995 (original 1953).
Dans une ville sans nom et sans âge vit Guy Montag, un pompier. À chaque fois qu’il revient à la maison, sa femme Mildred l’accueille sans passion, coquillages électroniques aux oreilles. La musique la détend; le silence l’effraie. En plus de ce malheur tacite, Montag porte une odeur particulière et permanente: celle du pétrole. Le pétrole avec lequel les pompiers de la ville brûlent les livres et les maisons les contenant. Dans une époque où les médias contrôlent tout, les gens ont maintenant un dégoût pour les livres, car ceux-ci ne contiennent que des idées contradictoires, volages et futiles. Encore pire, ils permettent aux hommes de s’élever de la foule. Il faut s’en débarrasser.
Un livre est un fusil chargé dans la maison d’à côté. Brûlons-le. (Beatty, le chef des pompiers)
Un jour, Montag rencontre Clarisse, une jeune fille définitivement différente. Elle lit et cela s’entend. Des idées, elle en a. Le bonheur l’accompagne partout où elle va. Il n’en faut pas plus pour que Montag se mette à réfléchir. Se mettra-t-il lui aussi à lire, sachant qu’il risque l’emprisonnement, voire la mort?
Fahrenheit 451 (c’est la température à laquelle le papier brûle) tombe dans la catégorie des livres trop courts. 213 pages ne suffisent pas. Malgré certains passages où la description semble s’étirer éternellement, Bradbury coupe dans l’action. À peine embarqués dans l’histoire, se retrouve-t-on déjà à la fin.
Je crois que Bradbury n’a pas voulu faire de ce livre un polar pour plaire aux fans d’action. En effet, selon moi, la force de ce roman est la réflexion qu’il provoque. Extrêmement visionnaire, Bradbury a su nous projetter au visage ce qui adviendra de notre société si l’on cesse de cultiver notre esprit, en se rabattant sur la télévision.
Avec Acide Sulfurique et Fahrenheit 451, me voilà un peu plus outillé pour me protéger de l’empire de PKP…
Prochaine lecture, Les animaux dénaturés de Vercors.

Excellent livre en effet… si tu aimes ce style et le genre de sujet traité, tu dois lire (si ce n’est pas déjà fait) Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley et le classique 1984 de George Orwell.
Bonne lecture!
Par Alex le mai 31, 2008
à 19:55
ton prochain livre, est très bon a ce que je me souviens.. bonne lecture
Par Glaxal le juin 1, 2008
à 15:02
@Alex: je prends la suggestion en note. Après Vercors, Wajdi et Nothomb, je m’attaquerai à celui-ci. Critique à venir
ciao
Par tchuvak le juin 1, 2008
à 16:13
@Glaxal: peut-être qu’à la lecture de ma critique, ta mémoire reviendra…
Par tchuvak le juin 1, 2008
à 16:14